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Le Corbac

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  • https://leshootdeloley.blogspot.fr/2016/03/surtensions-de-olivier-norek.html

    J’ai retrouvé cette écriture envoûtante et fluide que nous avons tant aimé dans Code 93 et Territoires, les deux précédentes aventures de Victor Coste.
    Je dis « nous », chose rare, car je m’adresse précisément aux lecteurs d’Olivier Norek et je sais qu’ils sont de plus en plus nombreux et enthousiastes.
    Si ce n’est pas encore votre cas c’est tout simple : foncez !!

    Nunzio Mosconi est incarcéré à la prison de Marveil à la suite d’un braquage, son quotidien est devenu un cauchemar ni plus ni moins.
    Il est régulièrement visité par sa sœur Alex, le cerveau de la fratrie Corse, sentant que son cadet ne tiendra pas longtemps dans ce monde barbare elle va demander l’aide de son avocat pour le tirer d’affaire.
    En parallèle on retrouve le capitaine Coste sur le qui-vive, un jeune homme de 19 ans, David vient d’être enlevé contre une rançon.
    La vie dans le 9.3 n’est pas un long fleuve tranquille… en fait ça va sacrément partir en vrille …

    Coste est un personnage qu’il est agréable de revoir, c’est très imagé mais dans l’esprit c’est ça on a presque l’impression d’être en compagnie d’un ami, on se sent confiant, en sécurité.
    Notre bon flic va aller de chocs en surprises et pas forcément agréables.
    Quand les recherches sont au point mort, un coup de chance inespéré tombe sur l’équipe, j’ai trouvé ce moment terriblement jouissif, mon cœur en a fait un bond dans sa cage thoracique.
    L’enquête a pu renaître de ses cendres après des déboires cruels et sanglants.

    Quelques comparaisons bien placées m’ont arrachée un sourire malgré la dure réalité du sujet.
    On assiste à une guerre des différents services de police, où tout est question d’honneur et de fierté à réussir avant les autres.
    Sans parler de la chaîne de magistrat, procureur, ministre et autres huiles qui prennent les décisions d’en haut mais pêchent niveau efficacité.

    Le système carcéral est une structure complexe, le manque de moyens, de personnel, de places mais aussi sa dangerosité.
    Pour le citoyen lambda c’est un milieu extrêmement fermé et secret, l’auteur a choisi de nous ouvrir ses portes et croyez-moi la visite vaut le détour.

    Volontairement je ne vous parlerais pas de tous les protagonistes et de leurs actes cela entacherait votre plaisir, je peux vous confier que la construction de ce roman est bien plus complexe et réfléchie que je ne peux le décrire.
    Ça relève clairement de l’excellence pour moi, l’auteur est allé très très loin dans sa réflexion et a su la mener sans une ombre au tableau.

    Qu’il est agréable pour moi de voir la ville de Cahors nommée dans un récit, on est tous pareil j’imagine quand on croise son bout de racine, j’ai pu aussi apercevoir ma date de naissance mais ce ne sont que des coïncidences fortuites.
    Ce qui n’est pas le cas par contre pour les rues Jacques Saussey et Favan, j’ai encore pu apercevoir Maud Mayeras et Michaël Mention, je me suis assez marrée car c’est gratiné pour ce dernier qui a le rôle d’un grand malade alias le rhinocéros.

    L’auteur a bâti une sérieuse réputation avec ses écrits, laissez-moi vous dire qu’avec ce troisième volet de la série, il coule une couche supplémentaire de béton armé.
    Je reste d’ailleurs collée au mur même après avoir refermé le roman.
    Vous allez grincer des dents, le lecteur est malmené, secoué voire brutalisé… pour notre plus grand bonheur.
    J’ai cru suffoquer de trouille, jusqu’à la fin la tension et les rebondissements ont perturbé ma respiration qui est restée bloquée à de nombreuses reprises, Surtensions porte bien son titre.

    J’ai eu mal, j’ai souffert, bien joué M’sieur Norek objectif plus qu’atteint, j’ai pris un pied d’enfer, je parlerais même d’orgasme littéraire.
    A votre avis le trèfle à quatre feuilles porte chance ou malheur ?

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