Sybille Grimbert poursuit sa réflexion sur le vivant et son devenir dans un roman d’anticipation d’un genre nouveau. Elle reprend les codes du genre en déplaçant le curseur : l’homme seul n’est plus au centre des préoccupations. Il est une espèce parmi d’autres. Lorsqu’elle met en scène une petite fille de 11 ans et une machine, elle croise les regards et les perceptions de chacune. Après avoir failli avec le vivant, torpillé la nature, l’homme a-t-il encore sa place ? Est-il si indispensable ? Une fable audacieuse qui joue des frontières entre le vivant et l’artificiel. Loin de la noirceur d’un Cormac McCarthy, Sybille Grimbert insuffle de l’ironie et une certaine tendresse dans un roman malin et fort à-propos.
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